Etre, plutôt qu’avoir ou faire…

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Samedi, alors que je préparais mon prochain atelier Découvrir la Communication relationnelle, j’ai consulté, lors d’un moment de pause, mon fil d’actualité Facebook, et suis tombée sur deux videos partagées. Les visionner l’une après l’autre, m’a laissé dans un premier temps, entrevoir un tel contraste quant à la notion d’ « être » au sein de notre humanité, que je n’ai pu m’empêcher de vous les faire partager…

La première video avait pour objectif de montrer les travers de l’utilisation abusive des réseaux sociaux qui pousse certains à préférer travestir leur propre réalité plutôt que de se confronter à eux-mêmes.. Je vous laisse la découvrir :

J’avoue qu’en la visionnant, j’ai pensé à tous ces gens qui passent leur temps à s’inventer une vie plutôt qu’à la vivre vraiment, en quête permanente d’une reconnaissance factice préférable à leur quotidien qu’ils jugent sans saveur…

Combien d’adolescents aujourd’hui sont victimes d’un système pernicieux qui montre une image totalement tronquée du bonheur, leur laissant croire que pour être heureux il suffit de montrer à autrui qu’on s’ « éclate » dans sa vie… A l’heure du tout image, du partage immédiat d’instantanés d’existence, il est effectivement devenu très facile de laisser croire aux yeux de tous, que sa vie est tellement plus intéressante que celle de l’autre…

En règle générale d’ailleurs, les thématiques sont quasiment toujours les mêmes chez les personnes concernées… celles que l’on peut d’ailleurs retrouver dans la video :

  • Je suis au top de la mode et de la beauté en toutes circonstances,
  • J’effectue des performances physiques extraordinaires,
  • Je suis au top de l’organisation et je m’éclate dans mon boulot,
  • Je suis « populaire », j’ai plein d’amis et je fais des soirées de folie,
  • Je m’éclate dans mon couple et dans ma vie.

L’essentiel ne semble plus être de « vivre » réellement des expériences de vie mais juste de le laisser croire pour se sentir exister. Et là je m’interroge…

Combien d’adolescents aujourd’hui estiment avoir une vraie valeur au fond d’eux ? Combien sont-ils à penser qu’ils n’ont le droit d’exister qu’en répondant aux attentes des uns ou des autres ? Quelles sont les valeurs qui peuvent bien les animer ? Ils ne le savent sans doute pas eux-mêmes…

Petits êtres plongés trop vite dans une vision étriquée de la vie…et qui cherchent constamment un sens à lui donner…

Et puis, tout à coup, cette deuxième video qui pourrait leur donner un début de réponse…

Qui, mieux que cet homme, incarne pleinement son être à travers la mission qu’il accomplit inlassablement jour après jour, malgré les critiques et les quolibets ? Qui, mieux que lui, continue à écouter son coeur en s’affranchissant du regard des autres ?

A tout moment, il peut renoncer… A tout moment, il peut baisser les bras… Et pourtant, il poursuit son chemin sans se préoccuper de tous ces gens qui s’agitent autour de lui et le prennent pour l’idiot du village…

Il me fait penser à l’histoire de ce colibri qui, inlassablement, vient rajouter sa petite goutte d’eau afin d’éteindre l’incendie… Il fait sa part…

Il est « L’homme qui plantait des arbres » de Giono, faisant surgir une forêt à partir d’une terre aride et désertique sans jamais perdre de vue l’objectif qu’il s’est fixé… Il incarne parfaitement son être au service de la terre et de l’humanité… Ici, pas de technologie, pas d’artifice, pas de faux-semblant… Seule la force d’un homme au service la vie…et de sa beauté…
Sacré contraste entre ces deux videos ! Et en même temps, je me suis dit que tant de choses relient tous ces êtres où qu’ils soient, quoiqu’ils vivent…

Le miracle de la vie d’abord, qui déploie son énergie toute entière afin que chacun puisse incarner son être à la place qui lui est assignée.

L’amour de soi ensuite, qui ouvre les portes de la relation à l’autre dans la joie et la sécurité.

Le besoin de sens enfin, qui nous invite à cheminer sans cesse en quête de notre accomplissement afin de contribuer à l’unité du monde.

C’est à cet instant que je me suis fait la réflexion sur le sens que j’avais choisi de donner à ma vie : accompagner des êtres en quête d’eux-mêmes, à explorer leur intériorité, afin que puissent émerger leurs talents et qu’ils trouvent enfin leur place au coeur de cette unité…

Loin de critiquer l’existence des réseaux sociaux, j’émets aujourd’hui un souhait :

Qu’ils deviennent une fenêtre ouverte sur le monde, nous invitant à nous y plonger de tout notre être, et non le miroir de nos fantasmes inassouvis…

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