Hyperactivité : enfant « agité » ou enfant-symptôme ?

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Hyperactivité… Au cours de mes dernières années d’enseignement, je n’ai pu que constater la montée en flèche de diagnostics d’enfants déclarés hyperactifs et j’avoue que cela m’a réellement interpellée. Au début de ma carrière, je ne me souviens pas avoir été confrontée à cette problématique.

Pourtant j’ai enseigné dans des quartiers particulièrement difficiles et en changeant d’école à peu près tous les deux ans, j’ai quand même diversifié mon expérience professionnelle. J’ai enseigné dans tous les niveaux de classe et des enfants dits « agités » j’en ai rencontré tant et plus. Mais à aucun moment l’idée ne venait, il y a 20 ans, de poser un diagnostic médical sur ce type de comportement.

Curieuse de nature, je suis allée consulter le site TDAH-France pour essayer d’en apprendre un peu plus sur ce qui semble être aujourd’hui une pathologie… Dans la rubrique « Description du Trouble Déficit de l’Attention / Hyperactivité », voici ce que je lis :

« Les enfants présentant un TDAH sont des enfants qui ont besoin de toucher à tout, qui font du bruit, qui jouent toujours avec quelque chose dans les mains, qui sont incapables d’attendre leur tour, qui oublient et perdent leurs affaires… »

Mazette ! Je crois que si ça avait existé à mon époque, j’aurais été d’entrée diagnostiquée en hyperactivité moi aussi…. Pour avoir fait des colères mémorables, m’être échappée de l’école à 3 ans le premier jour de classe, m’être battue en classe de sixième avec une élève qui « m’énervait », avoir claqué la porte de mon cours de Français en quatrième face à l’injustice d’une enseignante et j’en passe…j’aurais pu facilement être diagnostiquée. Je continue :

« Ils sont tantôt de bonne humeur, tantôt de mauvaise humeur sans que l’on sache pourquoi. Ils réagissent très vivement aux évènements qui les entourent avec bien souvent des réactions inappropriées et démesurées par rapport à la situation. »

Ok, ils ont peut-être une hyperémotivité qui entraîne ce type de réactions a priori démesurées par rapport au commun des mortels… Mais pour me prendre à nouveau en exemple, je me rappelle très bien à quel point j’ai pu ressentir, lorsque j’étais enfant, une sourde colère intérieure, qui s’exprimait de temps en temps de manière particulièrement virulente

« Ces enfants sont vécus par l’entourage, familial, social, scolaire comme très difficiles à gérer et sont de ce fait souvent rejetés, punis, mis de côté. Et pourtant, ces enfants sont en quête d’une affection permanente et sont souvent angoissés. A côté des aspects difficiles à gérer au quotidien, l’imagination débordante de ces enfants, leur grande créativité, leur hyperactivité avec plein de projets et leur grand intérêt pour tout ce qui les entoure favorise des échanges d’une grande richesse mais il faut que le contexte s’y prête (calme, ambiance sereine…). »

Là, on commence à toucher le noeud du problème : « Ces enfants sont vécus par l’entourage…comme très difficiles à gérer »… « leur grand intérêt pour tout ce qui les entoure favorise des échanges d’une grande richesse mais il faut que le contexte s’y prête… »

J’aimerais qu’on s’arrête un instant sur ces deux caractéristiques :

  • Premier problème : l’entourage trouve ces enfants difficiles à gérer… C’est la première des problématiques : aujourd’hui, j’ai la sensation que l’école fait preuve de plus en plus d’exigences vis-à-vis des enfants, sous la pression d’un environnement social qui réclame toujours plus de règles, d’interdits, de morale et de sécurité. L’enfant « agité » dérange parce qu’il n’obéit pas à une norme et refuse de se conformer
  • Deuxième problème : En réalité, ces enfants sont reconnus comme dotés d’une grande richesse intérieure mais…lorsque le contexte dans lequel ils évoluent est apaisant… Peut-on prétendre aujourd’hui que le contexte dans lequel nous évoluons au quotidien est particulièrement apaisant ? Ces symptômes ne sont-ils pas exacerbés actuellement en raison de nos modes de vie ? Ne ferait-on pas mieux d’entendre ce que ces enfants ont à nous dire sur le malaise profond qui règne dans nos sociétés dites « civilisées » ?

Si l’on en croit certaines recherches menées actuellement, il se pourrait que des liens existent d’autre part entre notre alimentation et le développement de l’hyperactivité. On sait très bien aujourd’hui que la consommation de sucre joue un rôle important dans l’aggravation des symptômes. Mais que sait-on au juste du rôle joué par les pesticides, les additifs alimentaires et toute sorte de produits chimiques que nous ingurgitons au quotidien ?

Heureusement, des voix s’élèvent un peu partout pour interroger le monde sur nos modes de vie… Pourvu que nous sachions les entendre et écouter ce qu’elles ont à nous dire…

Michel, 44 ans, professeur en burn out…

professeur

Michel est professeur de Mathématiques en collège depuis 20 ans. Il aime son métier mais son parcours au sein de l’Education Nationale n’a pas été de tout repos. Ses premières années d’enseignement ont été chaotiques : il a été balloté d’établissements en établissements sans savoir d’une année sur l’autre où il allait être nommé.

Lorsqu’il a enfin pu obtenir un poste fixe dans son académie, il s’est retrouvé dans un établissement extrêmement difficile dans lequel le turnover enseignant était très important. L’instabilité de l’équipe éducative n’a fait qu’accentuer les difficultés, d’autant plus que sa hiérarchie n’a pas été à l’écoute de la souffrance du personnel.

S’en sont suivies plusieurs années d’activité mêlant à la fois stress, perte de confiance, démotivation et absence de soutien psychologique. Sa vie personnelle n’en est pas ressortie indemne : il a divorcé et ne voit aujourd’hui ses enfants qu’un week-end sur deux et la moitié des vacances.

Après un arrêt longue maladie pour épuisement professionnel, et un suivi psychologique, Michel a eu envie de changer sa situation mais ne savait absolument pas par où commencer. Il se pensait incapable d’exercer une autre activité car après avoir tenté d’obtenir des informations auprès de son administration sur ses possibilités de mobilité professionnelle, il était persuadé qu’il ne pouvait pas envisager d’autres carrières que dans l’Education Nationale.

Pour couronner le tout, son entourage n’a eu de cesse de lui déconseiller de quitter la Fonction Publique arguant qu’en ces temps de crise économique, ce n’était pas à son âge qu’il allait trouver du travail.

Comment la Psychopédagogie positive a t-elle accompagné Michel ?

Après une première séance destinée à établir l’anamnèse, c’est-à-dire l’état des lieux de sa situation personnelle et professionnelle, l’accompagnement s’est effectué à plusieurs niveaux :

  • Apprendre à gérer son stress,
  • Réactiver la confiance en soi,
  • Prendre conscience de ses compétences,
  • Retrouver du plaisir dans ses activités,
  • Déterminer ses objectifs et ses besoins,
  • Organiser efficacement son projet professionnel

La suite ne s’est pas faite attendre : Michel a décidé de prendre une disponibilité afin d’exercer son métier en tant que professeur indépendant. Il donne actuellement des cours à domicile dans le cadre du soutien scolaire, en mathématiques et en sciences physiques. Et même si ses revenus ne sont pas toujours réguliers, il n’a aucun regret : il a retrouvé le sourire et du temps disponible pour s’occuper à nouveau de lui.

Ses enfants sont les premiers à être heureux de cette transformation : Michel est beaucoup plus disponible pour eux lorsqu’il en a la garde et ils ont retrouvé par dessus tout un papa souriant, épanoui et complice…

Comment j’ai fabriqué mon bonheur ?

bonheur

Le bonheur… Nous avons tous ce mot à la bouche en ce moment, tel une injonction qui confine celui qui ne se sent pas heureux, dans son mal-être, lui ajoutant la culpabilité de ne pas avoir trouvé la force ou le courage de se battre pour y parvenir.

Mais qu’est-ce que le bonheur ? Si l’on reprend la définition donnée sur Wikipédia :

« Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, le stress, l’inquiétude et le trouble sont absents. »

Fichtre ! Si l’on reprend mot pour mot ce qui est dit dans cette phrase, je doute que beaucoup de personnes y reconnaissent leur quotidien.

A moins d’avoir séjourné des années dans un ashram, au sommet d’une montagne, dans une grande austérité, d’avoir reçu l’enseignement d’un maître et d’avoir franchi les différents stades de vie de la tradition brahmane, il y a peu de chances pour que le commun des mortels puisse un jour connaître les joies de la lévitation yogique

Alors qu’est-ce qu’être heureux ? Pour ma part, j’aime particulièrement ce qu’en dit Aristote :

« Etre heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections ».

J’apprécie particulièrement cette citation car elle envoie deux messages :

  • La perfection n’est pas un but en soi : les failles, les fêlures, les blessures, les troubles existent et sont parfaitement légitimes. Cela nous déculpabilise. Chacun a le droit selon son vécu du moment, d’éprouver des sentiments négatifs : déception, peur, tristesse, désespoir… C’est ce qui fait de nous des humains…
  • En revanche, il est de notre responsabilité de décider de changer de point de vue sur nos vécus malheureux, et de choisir de faire émerger du positif en toutes circonstances. Cette attitude nous permet de surmonter n’importe quelle situation, aussi dramatique soit-elle. C’est la définition même du concept de résilience en psychologie.

C’est aussi mon vécu personnel et ce qui m’a permis de surmonter bien des épreuves. Il m’a fallu du temps bien sûr, mais je ne me suis jamais autant sentie maîtresse de ma vie, que le jour où j’ai pris la décision de chercher le sens des choses pour mieux les transcender. Et lorsque mon regard, se pose aujourd’hui sur le chemin parcouru, tout prend sa place.

Je suis passée par des moments difficiles (merci à mon frère, à ma famille, à mes amis de m’avoir aidée à les traverser), il m’a fallu quitter le métier qu’il me semblait avoir choisi (merci à Rémi Boyer et à l’association Aide aux profs de m’avoir fourni cet élan), mais aujourd’hui, avec le recul, je me dis :

« Quoi qu’il te soit arrivée, quelle chance d’avoir pu vivre ce que tu vis aujourd’hui et d’avoir pu faire de si belles rencontres ! »

Professionnellement parlant, la vie m’a particulièrement gâtée en mettant sur ma route une bien jolie boutique : La Fabrique à Bonheurs, tenue par deux magiciennes du renforcement positif, Audrey Akoun et Isabelle Pailleau… Aujourd’hui, je suis plus heureuse que jamais dans tout ce que j’accomplis au quotidien : tout fait sens, tout est à sa place.

Cet article leur est destiné : merci de m’avoir accompagnée à fabriquer mon bonheur…

Mathilde, adolescente en souffrance…

Adolescente

Adolescente de 15 ans, Mathilde, scolarisée en 2nde, panique pendant les contrôles. Elle travaille énormément à la maison, mais les résultats ne sont pas à la hauteur de son investissement et de ses envies.

Ses parents ont tenté tout ce qu’ils pouvaient pour l’aider et ont investi beaucoup de temps et d’argent dans du soutien scolaire, mais rien n’y a fait.

Mathilde a fini par perdre confiance en elle et par se sentir de plus en plus démotivée. A quoi bon fournir tant de travail pour si peu de résultats à ses yeux ? A cela est venu s’ajouter un déficit de confiance qui n’a cessé de s’accentuer de jour en jour.

Qu’a apporté un accompagnement en Psychopédagogie Positive à Mathilde ?

La Psychopédagogie Positive, contrairement au soutien scolaire, n’est pas une « béquille » qui vient combler des lacunes dans une discipline, même si dans certains cas, un simple soutien suffit à remettre un enfant ou un adolescent confronté à une difficulté ponctuelle, à se remettre sur les rails.

La Psychopédagogie Positive vise à l’autonomisation de l’enfant ou l’adolescent dans son rôle d’élève et au-delà. Les parents font partie intégrante de l’accompagnement même s’il s’agit d’un accompagnement individuel. Elle développe une approche globale qui prend à la fois en considération l’apprentissage (tête), la dimension émotionnelle (coeur) et le bien-être physique (corps).

Dans le cas de Mathilde, notre jeune adolescente, l’accompagnement a consisté à :

  • lui permettre de découvrir ses mécanismes d’apprentissages,
  • lui fournir des outils d’apprentissages efficaces pour lui redonner du plaisir,
  • lui permettre de prendre conscience de son état émotionnel et comment le gérer,
  • lui apprendre à intégrer des mouvements adaptés pour optimiser ses connexions neurologiques.

En quelques séances, Mathilde a :

  • repris confiance en elle,
  • appris à gérer ses émotions,
  • mis en oeuvre des outils adaptés à son profil d’apprentissage,
  • intégré les mouvements utiles à son fonctionnement cérébral.

Aujourd’hui, elle est épanouie et a retrouvé confiance et sérénité par rapport aux attentes du lycée. Ses résultats se sont nettement améliorés et elle peut désormais se dégager du temps disponible pour se consacrer à son activité préférée : le théâtre…

Devoirs écrits : 7 raisons pour ne pas en donner à l’école…

Les devoirs à la maison

Si vous vous êtes souvent arrachés les cheveux le soir, de préférence entre l’heure du goûter et celle du dîner parce que votre loulou adoré ne parvenait pas à s’en sortir avec ses devoirs écrits, alors cet article est fait pour vous…

Au cours de ma carrière d’enseignante en école élémentaire, combien de parents n’ai-je pas entendu me dire :

« Vous ne donnez pas de devoirs écrits le soir ? Merci infiniment : c’est l’enfer à la maison ! Ca se termine toujours en crise, en pleurs ou en conflits… »

Personnellement, je n’ai jamais donné de devoirs écrits à faire à la maison, pour 7 bonnes raisons :

  • Les devoirs écrits en école primaire sont avant tout interdits par un arrêté depuis le 23 novembre 1956 (Bulletin Officiel de l’Education Nationale),
  • Un certain nombre de parents n’ont pas la disponibilité ou même la compétence nécessaire pour accompagner leur enfant de façon optimale,
  • Beaucoup d’enfants pratiquent une activité hors temps scolaire (et c’est très bien) qui s’ajoute à un emploi du temps déjà conséquent à l’école,
  • Les apprentissages scolaires s’effectuent avant tout dans la classe et nécessitent la présence de l’enseignant en cas de difficultés,
  • Le temps des devoirs ne doit pas être un moment où l’enseignant termine ce qu’il n’a pas eu le temps de faire en classe : la semaine scolaire est suffisamment lourde en France pour qu’on évite d’en rajouter aux élèves,
  • L’argument qui consiste à justifier les devoirs écrits « pour que les parents sachent ce qui est fait en classe » ne tient pas : les cahiers, classeurs ou tout autre support peuvent être régulièrement emmenés par les enfants à la maison afin de les montrer à leurs parents.
  • Enfin, le prétexte de la « préparation au travail du collège » est là encore insidieux : l’école n’est pas un lieu à mon sens où l’on doit « s’adapter aux méthodes du collège », ce serait même plutôt l’inverse… Le collège ferait mieux de s’inscrire dans la continuité de l’école élémentaire, car il reste le niveau dans lequel les difficultés de certains élèves sont particulièrement exacerbées.

Le collège, justement, parlons-en… Jusqu’au CM2, la plupart de nos petits élèves, baignent dans un univers plutôt bienveillant, avec un maître ou une maîtresse qui connaît bien dans l’ensemble leurs problématiques et leurs modes de fonctionnement et qui entretient un véritable lien affectif avec eux.

Quand ils entrent au collège, voilà qu’ils se retrouvent avec une multitude de professeurs différents, un emploi du temps digne d’un cadre supérieur et des exigences de travail auxquelles certains adultes seraient bien en peine de répondre…

Et malheureusement pour nos collégiens, ils se retrouvent très vite submergés par une somme importante de travaux à réaliser à la maison, sans qu’ils n’en comprennent toujours bien le sens ni ne sachent vraiment comment s’organiser.

Ne parlons pas des leçons conséquentes qu’ils se doivent d’ingurgiter : malgré toute la bonne volonté de maman ou papa pour les leur faire mémoriser, il arrive très souvent que dans ces moments-là, l’ambiance familiale se transforme en pugilat…

Une seule question me vient alors à l’esprit :

A l’heure où l’on ne cesse de parler de la lourdeur de la semaine scolaire, comment se fait-il qu’elle ne soit manifestement pas assez conséquente pour que puisse s’effectuer l’intégralité des apprentissages scolaires au sein de la classe ?

L’école de Demain…

Demain

Il est de mon devoir de faire mon mea culpa : alors que la plupart d’entre vous l’ont déjà fait depuis longtemps, je viens tout juste de prendre le temps d’aller voir le film Demain (lien vers le site), sorti en salles depuis le 2 décembre 2015 (oui, je sais, je n’ai aucune excuse et je ne chercherai pas à vous donner un prétexte bidon, ce n’est pas dans mes habitudes…).

Je dois dire que la première chose qui me vient à l’esprit après avoir vu ce film remarquable, est que je me suis pris une sacrée claque dans la figure… Non pas que j’ignore l’état de notre monde actuel et les dangers qui menacent notre belle planète : on est tous sensibilisés depuis longtemps aux problèmes que font encourir nos modes de vie basés sur la surconsommation

Mais là où certains reportages ou documentaires se contentent de nous culpabiliser à coups de :

« Voyez comme vous polluez et détruisez la planète ! »,

nous laissant au final avec le désarroi de ne pas trop savoir quoi faire, Demain nous donne des solutions concrètes et simples à mettre en oeuvre, et la seule question que l’on se pose en sortant est :

« Mais pourquoi continue-t-on sur cette voie ? ».

Merveilleuses rencontres que celles de toutes ces personnes qui, à n’importe quel endroit de la planète, nous invitent à changer de paradigme et à penser « positif ». Quel que soit le domaine concerné, des solutions existent : il nous suffit juste d’arrêter de penser que la société capitaliste sur laquelle notre système est basé est la seule issue possible

C’est ce que j’ai cru moi aussi pendant longtemps, parce qu’on n’est pas éduqué à penser « différemment » et pour peu que l’on fasse preuve d’un tantinet d’originalité, notre société se charge vite d’étouffer nos velléités en nous marginalisant. L’école ne déroge pas à la règle et le chapitre éducatif du film, je ne vous le cacherai pas, m’a particulièrement interpellé.

A quand une Ecole de la République qui met le bonheur et la joie de vivre en tête de ses priorités ?

Quand cessera-t-elle d’être un enjeu politique pour devenir un véritable projet de société ?

Pourquoi fonctionne-t-elle encore sur une hiérarchie verticale ?

Que veut-on pour nos enfants ?

A quand une formation digne de ce nom pour tous nos professeurs ?

A quel moment nos personnalités politiques vont-elles se rendre compte que le saupoudrage de réformes auquel elles se livrent depuis tant d’années ne servent strictement à rien sans un changement systémique profond ?

Autant de questions que je me pose depuis longtemps et qui m’ont d’ailleurs conduit à quitter cette vénérable institution qu’est l’Education Nationale. Le film Demain leur apporte des réponses concrètes à travers l’exemple de fonctionnements efficaces et bienveillants.

Que ce film puisse ouvrir des portes sur un avenir empli de bienveillance et d’humanité et puissent-elles surtout ne jamais se refermer !

Apprendre, c’est quoi ?

Apprendre, c'est quoi ?

On a souvent l’habitude de confondre « apprendre » avec « apprendre par coeur ». Effectivement, en entrant à l’école, on assimile peu à peu l’idée qu’apprendre consiste à ingérer des leçons vues en classe, comprises ou non d’ailleurs, en se les répétant encore, encore et encore jusqu’à ce que mort s’ensuive, ou jusqu’à ce que maman ou papa, fatigué(e) d’entendre répéter en boucle 50 fois le même texte finisse par dire à son loulou bien-aimé : « Mais bon sang ! T’as une mémoire de poisson rouge ou quoi ??? !!!! »

C’est ainsi qu’apprendre, devient pour beaucoup de parents, un enfer sur terre notamment au moment des devoirs, et pour beaucoup d’enfants, une contrainte à laquelle il leur est difficile d’échapper… Or, « apprendre » est avant tout un acte d’autonomie et de plaisir. Et le cerveau n’est pas le seul maître à bord : on apprend bien sûr avec sa tête, mais il faut savoir que le corps et les émotions interviennent également dans tout acte d’apprentissage.

La pédagogie des gestes mentaux nous explique qu’apprendre avec sa tête nécessite plusieurs étapes :

  • Etre attentif : accueillir ce qui vient et pouvoir l’évoquer dans sa tête,
  • Comprendre : établir des connexions (mémoire immédiate),
  • Mémoriser : transformer ce que j’ai compris pour le stocker (mémoire à long terme),
  • Réfléchir : prendre en compte une consigne, la comprendre et aller chercher dans son stock ce qui me permet de valider son fonctionnement,
  • Imaginer : être en capacité de construire des hypothèses et de sortir du cadre.

Quand un enfant ne parvient pas à apprendre, il s’agit alors de se demander ce qui fait avant tout défaut.

Mais l’acte d’apprentissage fait également intervenir une dimension émotionnelle : lorsque je me sens bloqué ou envahi par des émotions négatives, cela rejaillit sur ma capacité de travail. Et que l’on soit enfant, adolescent ou adulte, on a tous connu des périodes de blocage parce que l’on ne se sentait pas « dans son assiette »…

Enfin, apprendre fait également intervenir la dimension corporelle et nécessite :

  • un sommeil de qualité pour ne pas accumuler la fatigue,
  • une bonne respiration pour une oxygénation optimale,
  • une bonne hydratation en buvant de l’eau régulièrement,
  • une capacité à savoir se relaxer quand le besoin se fait sentir

Apprendre ne se limite donc pas à la mémoire, comme on le pense souvent, mais réclame également une attention à soi, ses émotions, son corps, afin de mettre toutes les chances de son côté pour réussir et atteindre ses objectifs.

Blog : comment j’ai réussi à faire taire mon « saboteur interne » ?

blog la boite à l'ëtre

Bienvenue sur le blog de La Boîte à l’Être…

(ou comment j’ai réussi à faire taire mon

« saboteur interne » ?)

Vous êtes déjà un certain nombre à lire les articles partagés sur la page FB de La Boîte à l’Être et je voulais avant tout vous remercier pour votre fidélité. Sans vous, sans vos témoignages et vos manifestations d’amitié, je n’aurais peut-être jamais osé me lancer dans la rédaction d’un blog car, il faut bien l’avouer : je ne m’en sentais pas capable…

Ah, ce terrible sentiment que l’on éprouve dès qu’il s’agit de franchir le pas, d’oser s’aventurer sur un chemin inconnu que l’on imagine déjà parsemé d’embûches… D’aucuns l’appellent « le syndrome de l’imposteur« , moi je l’intitule tout simplement « le saboteur interne ».

C’est quoi « le saboteur interne » ? C’est cette petite voix dans la tête qui présente la fâcheuse tendance à vouloir nous empêcher d’avancer, de changer quelque chose dans notre vie, de tenter de nouvelles expériences ou tout simplement prendre un risque. C’est bien évidemment elle, qui m’empêchait de me lancer dans l’aventure du blog… Beaucoup d’entre nous l’ont déjà entendue :

  • « Tu n’y arriveras jamais ! »
  • « Tu n’en es pas capable ! »
  • « A quoi bon ? Tu vas encore échouer… »
  • « Tu n’intéresses personne de toute façon… »
  • et j’en passe (je suis sûre que vous comprenez parfaitement de quoi je veux parler…).

 Malheureusement, beaucoup d’entre nous connaissent ce syndrome depuis leur plus tendre enfance. Et la plupart du temps, c’est l’école elle-même qui s’est chargée d’instaurer le doute dans l’esprit de petits écoliers qui croyaient jusqu’alors que tout leur était possible…

  • « Tu n’écoutes rien, de toute façon ! »
  • « Tu n’es pas capable d’aligner deux phrases ! »
  • « Tu n’auras jamais ton bac avec le niveau que tu as ! »
  • « Les sections littéraires ce sont les poubelles du lycée ! » (si, si, ça c’est une expérience perso : je l’ai vraiment entendue celle-là…)
  • Je vous laisse le soin de continuer la liste : je suis sûre que vous en trouverez une quantité impressionnante…

Là, réside tout le sens que j’ai voulu donner à La Boîte à l’Être : redonner confiance en soi, motiver, réapprendre à se connaître, à s’aimer, à apprécier ses qualités, retrouver le goût des apprentissages

Parce que cheminer dans la vie, c’est apprendre sans cesse de nouvelles choses, c’est tenter des expériences, accepter que l’erreur nous construit et qu’elle est une maîtresse des plus efficaces, c’est enfin pouvoir évoluer dans une bulle de bienveillance et d’amour inconditionnel.

C’est sur cette voie que la psychopédagogie positive nous invite à cheminer. C’est cette voie-là que j’ai choisie et que je me propose de vous faire découvrir à travers ce blog. J’y partagerai des articles, des informations positives, des coups de coeur, des pensées inspirantes, en espérant semer quelques petites graines de bonheur au coeur de la vie…