Rentrée des classes : restons zen…



Au cas où vous ne le sauriez pas encore, C’EST LA RENTREE !!!! Si, si… Et même s’il vous est venu des velléités de l’oublier, rien n’y a fait : vous n’avez pas pu y échapper… Véritable marronnier journalistique chaque année, la rentrée est partout depuis longtemps : dans les rayons de supermarché, dans les boutiques, dans les prospectus publicitaires, dans vos magazines préférés… Et alors que vous sirotiez encore la semaine dernière votre mojito, confortablement assis sur le transat de votre paillote favorite, une petite voix sournoise vous murmurait déjà à l’oreille que les vacances allaient bientôt se terminer.

transat

Cela engendre pour beaucoup d’enfants, de parents, d’enseignants un état de stress latent, proche de celui que devait éprouver un gladiateur avant de pénétrer dans l’arène, ou un homme préhistorique craignant de rencontrer un tigre à dents de sabre… (mais non, je n’exagère pas…)

gladiateur

Pourtant, que pourrait-il y avoir de plus grisant que le bonheur de savoir nos têtes blondes heureuses et épanouies à l’idée d’aller « apprendre » ? Il me semble que pour certains enfants, aujourd’hui, on est bien loin de ce tableau idyllique… Maux de ventre, problèmes de sommeil, anxiété… autant de symptômes que certains développent bien avant le jour J. C’est à se demander comment l’école a pu en arriver là…

En réalité, « réussir » à l’école semble aujourd’hui devenu un tel enjeu, que beaucoup l’associent à « réussir » sa vie. Comme si hors de l’école, il n’y avait pas d’apprentissage… Or, les enfants ne nous ont pas attendus, nous adultes, pour apprendre… L’exploration du monde est même un processus on ne peut plus naturel chez chacun… Mais l’école semble l’avoir tout simplement oublié…Et nous avec…

J’ai reçu l’autre jour, à mon cabinet, une jeune adolescente de 17 ans, venue consulter pour une problématique de confiance en soi : elle travaille énormément, est sérieuse, fait tout ce qu’on lui dit consciencieusement au lycée, mais ses résultats scolaires ne sont pas à la hauteur de toute l’énergie qu’elle déploie pour y arriver. Au fil de l’accompagnement, je lui ai parlé des différentes formes d’intelligence et de la théorie d’Howard Gardner sur la multiplicité des intelligence existantes.

Ce fut une révélation pour elle !

L’école favorise en effet, majoritairement, les intelligences logico-mathématique et verbo-linguistique. Or, elle-même avait développé de façon très poussé une intelligence musicale et une intelligence spatiale sans que personne ne se rende compte des possibilités d’apprentissage que cela pouvait engendrer. Elle comprit alors que ce n’était pas ses capacités qui étaient en cause, mais tout simplement ses stratégies pour apprendreRegain de confiance, sérénité retrouvée et accompagnement à la découverte d’outils efficaces pour elle-même…

Même quand stress et découragement s’installent, dites-vous bien que rien n’est jamais perdu et que des solutions existent pour retrouver plaisir d’apprendre et confiance en soi…Et ce, quel que soit son âge…

Alors, restons zen ! 

zen

Je vous souhaite à tous une merveilleuse rentrée ! Et n’hésitez pas à me raconter comment elle s’est passée…. A très vite !

3 commentaires

  1. Bonjour
    Merci de cet article passionnant avec deux remarquea cependant:
    La peur de l’écolen’estpas un phénomène nouveau, (la dyslexie non plus et laprécocité non plus.)En tant qu’ enseignante j’ai été confrontée à des auto diagnostics familiaux sans véritable dossier de suivi d’ailleurs, avec des parents inquiets persuadés que leur enfant est dyslexique surdoué etc. Enfant j’étais juste gauchère, étourdie et éveillée par une bibliothèque fournie à la maison et j’avais intérêt à marcher …droit.
    La peur au ventre les pleurs nocturnes les pipis au lit on connaissait aussi très bien.Il peut m’arriver de me demander si l’enfant-roi n’a pas provoqué des excès inversés dans la gestion.
    Deuxième remarque: les intelligences multiples dans leur codification ont aussi leur limite: enseignante de langue et d’arts plastiques, je suis confrontée à des résultats qui m’étonnent….
    Des témoignages à cet égard pourraient m’intéresser.Je redoute une nouvelle panacéeuniverselle et surtout l’arrivée d’un nouveau meuble à tiroirs plus pratique que les modèles précédents.Mais j’aime me tromper.

    1. Bonjour, merci pour votre commentaire… Effectivement, la peur de l’école n’est pas un phénomène nouveau mais il prend aujourd’hui une ampleur toute particulière avec l’amalgame entre « réussir à l’école » et « réussir sa vie »… Et puis, on aurait pu s’attendre au XXIème siècle à ce que ces peurs ancestrales fassent partie du passé… Or, il n’en est rien… Concernant la problématique des enfants « surdoués » (je déteste ce terme d’ailleurs, tellement galvaudé…), il faut savoir que les enseignants ont très souvent une vision totalement erronée de ce qu’est la précocité. J’en sais quelque chose puisque moi-même enseignante pendant plus de 20 ans… Ce n’est pas de leur fait : ils ne reçoivent aucune formation véritable sur les troubles d’apprentissage et la manière dont on peut les accompagner au sein de la classe… Pour avoir aujourd’hui expérimenté un certain nombre d’accompagnements d’enfants ou d’adolescents en difficultés, il existe pourtant bien des outils efficaces et faciles à mettre en place… Faudrait-il encore que l’Education Nationale donne la possibilité aux enseignants d’être formés à ces nouveaux outils… Et ça je sais très bien que ce n’est pas gagné… 😉

      Au plaisir d’échanger à nouveau avec vous… 🙂

    2. Bonjour Hélène,

      Je suis prof de langues et les doutes que vous émettez sur les théories des intelligences multiples au vu de votre expérience m’intéresse. Pourriez-vous développer?

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